CAMPUS ON TIME COMEDY Premiers mois d'entraînement pour le futur du stand-up !

17 mars
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Le 28 janvier dernier, c’était le coup d’envoi du Campus On Time Comedy au Barbès Comedy Club ! À l’initiative de l’humoriste Shirley Souagnon, la formation de 4 mois à destination des futurs humoristes a entamé ses premiers jours avec un groupe de 13 stand-uppers plus motivés que jamais. Retour sur un début de formation riche en émotions.

Participer à la professionnalisation et à l'expansion du stand-up en France : cela fait partie des objectifs du Barbès Comedy Club. C’est au sein de ses murs tout neufs que le Campus a vécu sa première rentrée pour les 4 prochains mois, avec pour vocation d’aider les humoristes de demain à trouver leur voix/voie dans l’écriture comique et l’art du stand-up. Parmi eux, 13 hommes et femmes, âgés de 20 à 40 ans. Du débutant qui n’a jamais mis les pieds sur scène à celui qui enchaîne les scènes ouvertes depuis des années, tous les profils sont représentés. Car même avec 3 ans d’expérience dans le stand-up, il reste beaucoup de choses à apprendre ! C’est ce dont témoigne Romain, 26 ans, MC des micros ouverts du Barbès et étudiant au Campus : “Mon objectif ? Bouffer du stand-up, prendre du muscle et de la rigueur dans l’écriture et le jeu, élargir mes connaissances et apprendre de nouvelles techniques d’écriture. Techniques que je n’aurais peut-être compris que beaucoup plus tard”.

De son côté, c’est à l’âge de 32 ans que Claire a décidé de se lancer : “Je me suis inscrite parce que j’ai toujours senti que cet art était fait pour moi. J’aime sa pureté, son apparente simplicité qui fait penser à un tableau de Picasso : on pourrait croire que c’est un geste à la portée de tout le monde mais il faut un grand travail pour arriver à être libre”. Double challenge pour celle qui ne s’est alors encore jamais produite devant un public. L’objectif de la jeune femme en ce début d’apprentissage ? “Monter sur scène et éprouver le bide ! ”.

Afin de faire du Campus une formation pluridisciplinaire, de nombreux intervenants sont présents chaque semaine dans le but d’allier leur connaissances théoriques et pratiques à l’apprentissage du stand up. Des cours d’acting à ceux de journalisme en passant par l’anthropologie et le sport, tous entretiennent un lien plus ou moins visible avec l’art du stand-up. Pour Ariane Schrack, professeure d’acting, faire affaire à des apprentis stand-uppers est une grande première : “L’objectif est qu’à la fin de la formation, les élèves aient acquis suffisamment de technique pour, tout en cultivant leurs spécificités, déployer leurs ailes sur scène et captiver l’attention du public du début à la fin, en toutes circonstances”. Pari réussi d’après Mehdi, jeune humoriste de 24 ans : “Les cours d’acting, ça permet de sortir de sa zone de confort et de travailler dans le bon sens !”.

Plus que de simplement former les stagiaires à de nouvelles techniques d’acting ou d’écriture, le Campus a pour vocation de les accompagner dans la construction d’un nouveau regard sur la société. C’est ici que se trouve tout l’enjeu du cours d’anthropologie donné par Marie Serre : “De semaine en semaine, ils vont apprendre à regarder, à observer, à comprendre de façon plus éclairée, plus distanciée (...). Ce processus passe surtout par un engagement de leur part dans un changement de perspective sur Soi, sur les Autres et sur l’humanité.

Le tout sur des thèmes d’actualité bien présents dans le quotidien et donc les sketchs des stand-uppers : l’écologie, la politique, le sexisme, l’homophobie… Tout y passe ! Donner leur voix sur ces sujets en pleine évolution, c’est aussi “contribuer à des changements de mentalité nécessaires mais difficiles”, nous confie l’anthropologue.

Puisque les humoristes détiennent une voix pour donner à voir le monde autrement, il est nécessaire dans leur écriture d’extraire des informations fiables et fondées. C’est ce qu’essaie de leur transmettre Grégory Plouviez à travers ses classes de journalisme : “Si le point de départ de leur set up repose sur une information erronée, mal vérifiée ou obsolète, c’est tout le reste de leur passage qui s’écroule comme un château de carte”. C’est dans ce traitement de l’information que le journaliste du Parisien retrouve de nombreuses similitudes entre son métier et celui des humoristes : tous doivent être capables de “repérer une fake news, confronter les points de vue, assimiler les règles de base du journalisme pour structurer davantage leur écriture”.

Un planning chargé, donc, pour les humoristes du Campus ! “C’est vraiment cool, c’est exactement ce que je suis venu chercher ! témoigne Mehdi, absorbé par le monde du stand-up depuis 1 an. On nous pousse à beaucoup écrire, s’informer, creuser des sujets. En plus, il y a vraiment une bonne vibe dans le groupe : on rigole, on débat, on parle de blagues…”. Claire, elle, qualifie ces premières semaines comme “intensives et jubilatoires”, tandis que Romain a déjà mis en application les cours d’écriture sur l’un de ses sketchs.

Apprentissage, rire et remise en question ont donc été les maîtres mots de ces premières semaines de Campus. Déjà bien changés et motivés à évoluer davantage dans leurs différentes disciplines, élèves et professeurs du Campus ont encore du pain sur la planche ces 3 prochains mois !

Remerciements :

Marie Serre, antropologue (www.alterites.fr)
Grégory Plouviez, journaliste
Ariane Shrack, coach d'acting

Article par Emma Gestin

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